Cette année, mes performances sur 10 kilomètres sont assez irrégulières.

Évidemment chaque circuit est différent, il est difficile de les comparer, mais même si j’essaye de le faire avec les éditions précédentes, j’ai du mal à expliquer mon manque d’amélioration …

Je me permets donc de comparer que ce qui est comparable et encore là …

Samedi 19 juin, avait lieu la course des Pionniers à l’Islet.

L’année dernière j’avais participé à cette course avec une confiance inébranlable. Je revenais de la Descente Royale où j’avais fait mon meilleur temps et je me croyais sur une bonne lancée. Accompagnée de N. j’avais choisi une allure assez dynamique et pensée en fonction des conditions : le départ de cette course est donné en fonction du vent du jour et nous partons toujours le vent dans le dos. Net avantage pour tous les coureurs et en particulier pour moi qui me laisse portée! Mais cette année, les conditions sont plutôt extrêmes côté température. Dès 8h00 du matin, il fait déjà 22 degrés. Et le vent du sud-ouest n’arrange rien.

De toute façon, les conditions sont les mêmes pour tout le monde, mais déjà, alors que je vois partir la majorité de mes « collègues » pour le 5 kilomètres, je regrette mon choix. Je commence à trotter et les jambes sont lourdes. Je n’insiste donc pas et j’attends les premiers coureurs du 5 kilomètres dont Daniel fait partie. Très vite ils arrivent tous et bien que chacun réussit de très bons temps, tous sont unanimes : il fait très chaud!

Daniel réussit tout de même un bon chrono de 17 minutes et 15 secondes et se classe 3ème de sa catégorie.

Notre départ est à 11h00. Il fait lourd et le soleil a décidé de se pointer. Je parts donc à un bon rythme, assez rapide même puisque la route est descendante. Puis, très vite je me sens lasse. J’ai du mal à maintenir la cadence et même si j’aime la chaleur, je veux déjà en finir. Autant à la Descente Royale j’étais portée et encouragée par les kilomètres qui défilaient, autant ici je suis découragée par ces mêmes kilomètres qui n’apparaissent pas. Ça va mal. Tout m’ennuie : les faux plats, l’asphalte, les camions et les voitures qui circulent en grand nombre. Le seul divertissement qui me change les idées est Daniel qui suit la course en voiture. Au détour d’un virage, je vois la voiture rangée sur le bord de la route, il est là avec J. pour nous encourager. Et puis je lâche prise. Malgré tout, j’aime ça courir au gros soleil et à la chaleur par pur plaisir. Alors je me force à sortir de l’état de compétition et décide de retirer une certaine satisfaction d’être là. Malgré tout, je rattrape certains coureurs sans doute partis trop vite ou ralentis par la chaleur.

Enfin, sur les deux derniers kilomètres le parcours descend, j’essaie de relancer mais je n’arrive pas à m’accrocher aux deux coureuses qui me doublent. Je termine cette course en 48 minutes et 21 secondes.

C’était peut-être une édition difficile cette année, mais nous reviendrons.

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