Une deuxième participation n’est pas une tradition, mais disons que cette dernière course est devenue notre petite routine d’avant-vacances. Un ultime rendez-vous sportif avant le départ pour la France.

D’une distance de 8,3 kilomètres dans le parc Beauséjour de Rimouski, le parcours est un cross dans les sentiers L'Éboulis et Le Draveur autour de la Rivière Rimouski. Comme cette course fait partie du circuit régional Fillion Sports, nous y retrouvons les coureurs de Rimouski et quelques uns de Rivière-du-Loup.

Encore cette année, le soleil est au rendez-vous, mais il fait déjà chaud. Le départ est à 10h00 et l’atmosphère est humide. Nous ne nous inquiétons pas trop puisqu’on sait que nous serons une bonne partie du temps dans le bois.

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Le parc Beauséjour, Rimouski. On attend à l'ombre.


Je pars assez vite pour suivre un lièvre que je connais dans sa régularité. L. est devant et je ne cherche pas à la doubler. Avant de rentrer dans le bois, nous sommes une bonne équipe sur un sentier où ne pouvons pas véritablement dépasser. Au bout de 2 kilomètres le circuit s’élargit et plusieurs accélèrent. Je reste derrière L. ou à ses côtés. J. est là aussi. Nous courrons toutes les trois. J’attaque les premières cotes, je prends de l’avance mais très vite elles me rattrapent. Je me sens à l’aise dan les cotes pour les attaquer, alors je continue, laissant à chaque fois mes « coéquipières » en arrière, mais je ne parviens pas à garder l’avance et elles reviennent toujours. Je reste en tête du groupe.

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Un beau sentier ombragé ... je mène le groupe.

 


Dès que nous traversons la rivière, nous nous retrouvons en plein soleil. Il est haut, il est fort, il tape … Je suis toujours en tête de notre petite équipe. En fait je sais que J. est là derrière moi mais elle ne me dépasse pas. Au 6ème kilomètre j’aperçois au loin Daniel. Je comprends tout de suite : avec cette humidité et ce soleil, il n’a pas résisté. Dès que j’arrive proche de lui, il recommence à courir en m’encourageant discrètement. Nous ne nous parlons pas, j’en suis incapable (!), mais je comprends qu’il m’accompagnera jusqu’à la fin.

 

Je connais le parcours, encore une série de buttes et je reconnais la dernière descente. C’est à ce moment que J. décide de partir en trombe. J’accélère aussi, mais je sais que le dernier kilomètre va être dur. C’est à ce moment que L. arrive et nous dépasse avec une aisance qui me déconcerte …!

Daniel m’encourage toujours. Puis J. creuse de plus en plus l’écart. J’essaie de m’accrocher mais il me semble avoir tout donné. C’est dur sur le moral et je la laisse partir.

 

Ça été dure mais en 39 minutes, j’améliore mon temps de l’année dernière.

Les vacances peuvent maintenant commencer!