DSCN3829Voilà la première course du circuit Courir à Québec complétée, et cette journée aux conditions idéales a réussi à bien du monde!

Pourtant, le début de journée avait commencé avec cette dose de stress bien inutile avant une course … Je ne sais pas pourquoi nous avions compté notre temps si serré, mais heureusement qu’il y a toujours une chance pour les retardataires. Débarquées à 7h20 au Domaine Maizerets, Pascale et moi avons piqué un sprint qui aurait pu être fatidique pour nos gambettes. Nous avons tout de même réussi à attraper les dossards et à arrêter le dernier autobus qui menait les coureurs sur le lieu de départ. Après avoir récupéré Daniel nous avons pris la route vers Les Plaines.

Lorsque nous arrivons, tous les coureurs sont là. Il y a vraiment beaucoup de monde. Après avoir retrouvé les différents amis venus aussi de Rivière-du-Loup, fait la routine-toilette, quelques pas pour activer les jambes, nous nous sommes tous placés dans la foule pour prendre le départ.

Alors que je croyais être une position acceptable, dès que le départ est lancé, je me rends compte que je me suis encore mise trop arrière. Alors c’est parti pour une séance de slalom. Comme c’est vraiment congestionné, je décide de passer sur l’herbe et de me laisser descendre jusqu’à  la sortie des Plaines. Ce n’est pas très prudent et encore moins lorsque je passe le rond-point de la fontaine de Tourny, mais au moins je dépasse les coureurs qui me ralentiraient. Arrive ensuite la grande descente sur l’autoroute Dufferin-Montmorency. Là encore, je suis obligée de passer de l’autre côté des cônes oranges … Enfin, à 1,7 km ça se calme (faut dire que l’autoroute est fermée dans ce sens et qu’on a toute la voie pour nous…). Je peux donc commencer à me concentrer et prendre mon allure. J’ai manqué le premier marqueur de kilomètre, je n’ai donc pas de temps, mais je vois bien que je suis partie sur les chapeaux de roue. Mais bon, il était bien difficile de faire autrement : ça n’a pas arrêté de descendre!

Mes premiers temps au kilomètre sont rapides, entre 4:19 et 4:23 (je n’ai jamais osé faire ça sur un 10 km …). Pas étonnant alors que je ressens de drôles de tensions dans l’ischio gauche. Cela ressemble à des débuts de crampes. Je n’ai jamais fait de crampes, même pas sur un marathon, même pas par 32°C. Cette douleur m’intrigue, mais lorsque je ralentis, elle diminue. Pour le reste, tout va bien. Mon allure me surprend, mais comme je me sens bien je choisis de continuer sur ma lancée. J’ai bien quelques doutes question logistique future, mais je décide de les ignorer.

La météo est vraiment coopérante : pas de soleil direct, une température très supportable, un léger vent de côté, bref, des conditions idéales.

Après avoir vu de l’autre côté de la voie les premiers coureurs du 10km (le parcours est identique à l’année dernière et je trouve ça encore très chouette de voir les coureurs du 10km), je « sors de l’autoroute » pour me diriger vers le boulevard Sainte-Anne, définitivement, la partie la plus laide … Je n’ai pas eu le réflexe de regarder mon temps au 10km et de toute façon, je n’ai pas commencé les calculs ingénieux pour projeter un temps final. À ce moment-ci, mon principal objectif est de quitter ce boulevard laid et retrouver la piste cyclable. Avant de faire le demi-tour, je suis contente de croiser Daniel. Il a l’air en bonne posture!

Dès que j’emprunte la piste cyclable, le décompte des 9 derniers kilomètres commence. C’est agréable d’être sur la piste, mais ça commence aussi à être difficile. Je suis contente de voir le soleil, cela va me donner un peu d’énergie! C’est étrange, ce ne sont pas les jambes qui peinent, mais mon souffle (?!). 

Mes paces ont diminué, mais je suis encore très surprise de les rentrer en bas de 4:30/km, avec une moyenne de 4:24/km. Je sens mes jambes fortes, je sens que le travail de cet hiver a été payant. Je me revois faire mes intervalles dans le vent et la neige et là je réalise qu’ils ont été  bénéfiques pour aujourd’hui.

Je m’accroche aux différents coureurs qui m’entourent et pour me stimuler en cible un que je me dois d’aller chercher. J’arrive à en rattraper pas mal. En même temps je commence à penser à mon temps final. Je ne sais pas pourquoi j’avais en tête que 4:30/km donnerait 1h30. Pendant un long moment je crois que je vais finir ce demi en bas de 1h30. Mais lorsqu’il reste 3 kilomètres, je suis assez lucide pour comprendre que je ferai plus.

Toutefois, je ne me décourage pas puisque je projette déjà de battre mon temps de référence. Je profite des moindres petites descentes pour relancer puisque j’approche de l’épingle à cheveux et que je sais que ça va me casser les jambes et le rythme. Enfin, le dernier kilomètre terriblement souffrant sur la longue ligne droite du boulevard Montmorency … J’ai vraiment hâte d’arriver, je boucle ce dernier kilomètre en 4:15!

Finalement, mon record est battu : 1h32’11, près de 8 minutes de mieux que l’année dernière!

Dès ma sortie du sas d’arrivée, je retrouve Daniel qui m’attend. Très heureux lui aussi avec son nouveau record et encore un podium dans sa catégorie d’âge!

La course s’est gagnée en 1h07’42 par Daniel Blouin, avec un pace de 3:13/km, il a littéralement survolé le parcours!

Définitivement, ce dimanche matin, il fallait être là!

En quelques chiffres :

Émilie : 1h32’11 (4:23/km) - 7/187 femmes 30-39 ans et 11/518 femmes

Daniel : 1h22 (3:54/km) - 3/251 hommes 40-49 ans et 26/958 hommes

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Info Dimanche, mercredi 9 mai 2012