photo 5h00 lorsque nous quittons la maison, c’est le déluge : pluie, vent, bref, pas les conditions idéales pour aller courir sur le bord du fleuve … Mais c’est le programme qui nous est servi pour le demi-marathon de ce dimanche.

Pour cette course, qui sera sans doute la dernière de l’année, nous avons suivi une préparation en accéléré. Trois semaines de dur labeur avec chacun un objectif qui nous permettrait de finir l’année sur une bonne note. Sauf que là, à voir ce qui se joue dehors … l’objectif devient vite ambitieux.

Heureusement, lorsque nous arrivons à Rimouski, il ne pleut plus. Le vent est bien présent. C’est un vent Nord-Est, ce qui signifie que nous partons vent de face et revenons vent de dos et cela nous convient. Le plan de match est vite établi : partir en groupe et se protéger pour revenir et profiter de la poussée du vent.

En fait, ce sont les mêmes conditions que l’année dernière, alors mon objectif est tout simplement d’essayer d’améliorer le chrono de 1h36 alors établi.

En récupérant nos dossards, nous retrouvons bon nombre des amis et Daniel profite de l’occasion pour monter son plan de match de course avec ses « partenairs de course ».

Cette année, sur toutes les courses, ce sont 2700 coureurs inscrits au Marathon de Rimouski. Près de 1000 coureurs (marathon + demi-marathon) s’alignent sur le départ, qui fort heureusement est pris sur le boulevard René-Lepage. La Promenade de la Mer est elle réservée à l'arrivée des participants, évitant ainsi la circulation à contre sens. C’est un bon point!

À 8h20 Daniel et moi allons nous placer et le départ est donné à 8h30. Le slalom est quand même inévitable, mais tout se passe bien. Au bout d’un kilomètre, une voix dans mon dos m’annonce : « je te suis », c’est Stephane. Il m’avait dit plus tôt qu’il voulait faire la première moitié en 4:30/km (son allure marathon à travailler pour New-York) puis de voir pour la suite.  Trouvant que les jambes sont fraîches et dispo, je décide donc de suivre son plan au moins pour l’aller. Finalement, je m’accapare de son « je te suis » et notre petit train part à la recherche de "lapins" pour lutter contre le vent. C’est ainsi que les premiers 9 kilomètres vont se jouer : de coureurs en coureurs, nous nous accrochons à ceux qui semblent maintenir l’allure. C’est assez difficile de garder le rythme régulier, nous ne trouvons finalement pas de groupes et avec des séries d’accélérations  nous approchons de Pointe-au-Père. Je vois la dernière portion sur le boulevard comme l’ultime combat avant de tourner en direction du sous-marin Onondaga. C’est dans ce dernier bout de chemin que je me surprends d’être en bonne condition! Nous sommes à 4:20/km et je suis capable de parler avec Stephane! C’est aussi sur ce dernier bout de chemin que nous commençons à croiser les premiers coureurs qui sont sur leur retour. C’est donc encourageant, malgré les derniers mètres à franchir avec ce foutu vent de face avant de faire demi-tour.

Là, Stephane m’annonce que je suis la 7ème fille, que les deux en avant de moi sont « toastées » et qu’il est donc facile d’aller les chercher. Personnellement, je n’ai pas vu qu’elles étaient « toastées », mais en revanche je les ai vues à une bonne distance … Mais bon, c’est un beau défi et j’ai 10 kilomètres pour le relever!

Inutile de dire que courir le vent de dos, c’est tout simplement du bonbon! Et là, finie l’allure à 4:30/km, nous oscillons entre 4:05/km et 4:20/km (réalisant ainsi un negativ split de près de 2 minutes). J’ai du mal à y croire lorsque je consulte ma montre, je doute un peu, mais je profite du moment présent!

Tranquillement nous remontons des coureurs et surtout les fameuses deux coureuses « toastées »! Entre temps Stephane me coache encore, il veut que nous passions ces deux filles puis sur les derniers 5 kilomètres il me laissera faire ce que je veux. Et bien, le plan de match s’est déroulé tel que prévu! Et sur les derniers 5 kilomètres j’ai réussi à maintenir une allure en dessous de  4:10/km. J’ai les jambes fatiguées, mais je les sens fortes. Je me questionne sur d’où vient cette énergie, mais je veux donner mon maximum pour ne rien regretter.

Contrairement à Québec ce printemps, où la fatigue était bien présente sur les derniers kilomètres, je pense que c’est grâce au vent que j’ai eu ses bonnes sensations.

Finalement, je termine en 1h32 et 32 secondes. Ce n’est pas mon PB, mais ce sont 4 minutes de mieux que l’année dernière sur ce même parcours et dans les mêmes conditions. Et puis comme on me le rappelle, je suis plus vieille d’une année!

Daniel est là qui m’attend après la ligne d’arrivée. Il est déçu de sa performance, mais content du travail qu’il a réalisé avec ses partenaires de course.

Stephane arrive derrière moi, c’est un PB pour lui. Il est content et je le remercie d’avoir été là.

C’est le moment de récupérer et de relaxer : comme l’année dernière, nous passerons la fin de la journée et la soirée au Mange Grenouille!

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Résultats:

Émilie

Temps : 1:32:32 (4:24/km)

55/697 Participants

5/281 Femmes

2/102 Femmes 30-39 ans

Daniel

Temps : 1:25:23 (4:03/km)

24/697 Participants

23/416 Hommes

4/94 Hommes 40-49 ans