photoLa saison est lancée, la glace est cassée et voilà la première course bouclée!

Samedi dernier nous étions au Saguenay pour participer à la course des Pichous. C’était la 44ème édition cette année. Cette course semble assez populaire dans la région (pour preuve la liste des inscrits au nom de Tremblay …!) et auprès des coureurs de Québec. mais surtout, le calibre est assez élevé!

Il y a toujours un peu d’anxiété avant une compétition et cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu ce stress face à une course dont on ne connaît pas le parcours.

Samedi matin il faisait assez froid (-13°C et -20°C avec le facteur vent). Mais le soleil était au rendez-vous et comme le départ serait donné à midi, nous espérions que les températures montent un peu.

Le départ est donné à Jonquière et l’arrivée est à la zone portuaire de Chicoutimi, 15 kilomètres plus loin. Il y a un service de navettes pour porter les coureurs de Chicoutimi vers la Cité Saint-François à Jonquière. Cette année, un record de participation a été enregistré avec environ 900 coureurs. Cette popularité  a eu un impact sur l’organisation des navettes : il manquait visiblement d’autobus. La dernière navette étant prévue pour 10h15, à 11h00 nous étions encore une bonne vingtaine de coureurs à attendre notre autobus … Petit niveau de stress pas vraiment nécessaire … L’autobus est finalement arrivé, mais avec 20 minutes top chrono pour : récupérer notre trousse de participant, attacher la puce et le dossard, remettre le sac de transition, effectuer le réchauffement et le dernier pipi, nous n’avions pas droit à l’imprévu.

Finalement, tout s’est enchainé et à 11h55 nous étions sur la ligne de départ.

La course

Midi, -12°C et -20°C avec le vent, le départ est donné à l’heure.  Il y a du monde et ça slalome dans tous les sens. Les premiers mètres sont donc rapides pour tenter de se sortir de la masse, mais très vite je trouve mon rythme. On court sur le boulevard et il y a donc beaucoup de place.

On part avec le vent de dos, mais à 500m environ, nous tournons à gauche et là, le vent froid me prend le visage. Pour en avoir discuté avant de partir, je savais que nous aurions le vent de côté pour quelques kilomètres. Je me concentre sur ma foulée, mais j’ai froid au visage et surtout aux mains. Je serre les poings et regarde au loin espérant qu’à chaque intersection voir les coureurs en tête tourner à droite pour poursuivre avec le vent de dos. Finalement, après 3 kilomètres, nous retrouvons le boulevard du Saguenay et nous poursuivons le parcours vers Chicoutimi. Le vent dans le dos, le soleil en pleine face, j’essaye de me détendre et d’être confortable tout en gardant une bonne foulée. Les kilomètres défilent vite. Je « lape » chacun d’entre eux, c’est ce qui me donne une idée de mon allure et tout va bien. Entre le cinquième et le dixième kilomètre, le parcours est très roulant avec deux bonnes descentes. Je laisse dérouler les jambes, mais je sais que cela aura un impact lorsque nous retrouverons le terrain plus plat.

Je suis entourée de coureurs, mais je constate que je ne me fais pas doubler. Au contraire, je rattrape et dépasse régulièrement. Vers le huitième kilomètre, nous retrouvons les marcheurs partis une heure plus tôt. Ils nous encouragent et j’ai droit à des encouragements personnalisés « Aller la fille! Let’s go la fille ». Seule participante dans les alentours, cela me confirme que je suis vraiment entourée de coureurs mâles.

Les derniers cinq kilomètres sont réputés difficiles avec différents buttons qui peuvent casser la foulée. Mais je n’en ressens pas trop les effets. En fait, je suis plutôt motivée par le fait d’arriver en ville et de pouvoir finir avec les jambes fortes. Le souffle est cependant plus court et j’ai bien hâte d’arriver! À un kilomètre environ, j’aperçois une coureuse, la seule que je croise depuis le départ de la course! Je me concentre pour la rattraper et la dépasser. Je suis assez surprise du contrôle que j’ai encore sur mes jambes! Puis enfin, je vois les coureurs en avant tourner à gauche pour rentrer vers la zone portuaire. Ce dernier petit détour est interminable, j’aperçois Daniel qui joggue en encourageant les finissants et il sursaute en me voyant! Le tableau du chrono est encore loin et je donne tout ce qu’il me reste pour franchir l’arrivée en 1h02, surprise et heureuse. Ce temps me donne une allure de 4:08 du kilomètre. Durant la semaine, je n’avais même pas pensé pouvoir tenir une telle allure!

Daniel me retrouve et lui aussi est heureux de me montrer sa montre avec un temps de 57 minutes Et 8 secondes.

Nous retournons au CEGEP en joggant pour la douche et le lunch. Nous ne connaissons pas les résultats, mais Daniel me prédit un podium dans ma catégorie d’âge. Bien que nous ayons de la route à faire, nous attendons la remise des prix et on m’appelle pour la troisième place chez les filles 30-39 ans!

Un bon départ encourageant pour l’année et pour poursuivre la préparation du marathon de Boston!

Émilie

Temps : 1:02:04  (4:08/km)

99/854 participants

7/282 Femmes

3/110 Femmes 30 - 39 ans

Daniel

Temps : 57:20 (3:49/km) 

41/854 participants

40/572 Hommes

12/40 Hommes 40 - 49 ans